Rien ni personne

Les élections approchent. 
C'est le moment ou jamais de lire ou relire mon roman "rien ni personne ne m'arrêtera" !

Les élections de 2007 sont déjà loin, la fin du prochain quinquennat est proche.
Le président en place ? Stéphane Barenczi, homme de droite dont les maîtres mots sont libéralisme, autorité, répression, mérite…
Pendant quatre ans et demi, il a mené une politique très dure, antisociale, répressive, xénophobe qui a épuisé toute tentative de rébellion populaire ; une rupture peu tranquille. Sa mainmise sur les médias lui assure sa réélection en 2012, mais être réélu ne satisfait plus son ego boursouflé ; il lui faut un autre but, plus haut, plus inaccessible. Plus de pouvoir, toujours plus, pour lui seul, sur plus de monde...
   - 14,8 x 21 cm
   - 130 pages
   - 13,90 Euros


Extraits :
le début, journal télévisé, Barenczi.

Critiques :

+ « Sarkozy, un président au futur
antérieur » par Jessica Thomas -
Marianne

+ La critique de Tioufout.



Bande annonce vidéo :

    
Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 21:40

 

 

Nicolas Sarkozy est à la recherche d'un Premier ministre depuis plusieurs mois ? Voici ma lettre de (non) candidature.

 


 

 

Patrick Leplec
Humeurs Mauvaises-sur-Overblog
00 520 Le Oueb

 

 

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

 

 

Objet : Non-candidature au poste de Premier ministre.

 

Monsieur le Président,

 

Suite à l’annonce que vous avez promulguée par voie de presse et de radio-télédiffusion concernant la recherche d’un nouveau Premier ministre, je vous adresse ce courrier afin de vous proposer ma non-candidature et de vous convaincre de sa pertinence.

Tout d’abord, il me semble important de signaler que je suis doté d’une très bonne capacité à mentir sans rire, ce qui, vous en conviendrez, est essentiel pour ce travail. Ensuite, parmi mes points forts, le principal est que je ne dispose d’aucune compétence particulière dans le domaine, ce qui vous garantira une réelle autonomie dans vos choix et décisions, et vous assurera de larges marges de manœuvre. De plus, contrairement à certains autres candidats, et sans vouloir dénigrer mes concurrents les plus directs, je n’ai aucune envie de devenir Président à votre place, ce qui, là aussi je crois, est un point fort. Enfin, étant inconnu de la (malfaisante) puissance médiatique, ma nomination aura un effet de surprise bénéfique sur les médias qui seront ainsi pris au dépourvu (alors qu’ils s’obstinent à ressasser des non-informations sur Borloo et Fillon depuis des semaines) et démontrera leur impéritie.

Vos services – toujours bien renseignés – auront peut-être évoqués certaines médisances que j’ai pu, par le passé, et par maladresse, émettre à votre encontre, mais, pour être franc, guère plus que la plupart des autres prétendants et bien moins que beaucoup de vos amis. Quant à ceux qui pourraient arguer de mon penchant à gauche, je tiens ici à vous rassurer : d’une part cet enclin peut-être vu comme un signe d’ouverture – même si j’ai bien conscience que celle-ci est moins à la mode qu’il y a quelque temps – et, de toute façon, je pense être capable de m’adapter aux idées de droite, dans la mesure où le confort offert par le poste (rémunération, frais, chauffeur, etc.) me permettra de mieux tolérer ce revirement.

Néanmoins, malgré toutes ces qualités et l’adéquation à ce poste, des occupations diverses (travailler plus notamment) m’empêchent actuellement de l’accepter.

J’espère pouvoir vous rencontrer rapidement afin de pouvoir vous convaincre de vive voix de mes capacités à remplir pleinement cette mission et de la qualité de ma non-candidature, et vous assure, Monsieur le Président, de ma plus haute considération.

 

Patrick Leplec

 


Une démarche inspirée des lettres de non motivation de Julien Prévieux.
Par PL - Publié dans : leplec - Communauté : Les Blogs Sarkostique
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 15:31

Et si Sarkozy dépassait Barenczi ?

Par PL - Publié dans : Aphorismes et autres brèves - Communauté : Les Blogs Sarkostique
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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 20:13

C’est triste. Ma promenade vespérale avait mené mes pas vers cette place pourtant hospitalière, pas qui furent ralentis, sinon interrompus, par une escouade de gardiens, dont les uniformes auraient dû rassurer, armés de matraques ostensiblement agitées sous le nez de passants patients mais inquiets et interrogatifs. Les sacs étaient fouillés ; leurs propriétaires, jeune force de travail qui aurait pu faire le bonheur d’un capitalisme industriel d'un temps défunt, se soumettaient docilement à un contrôle fertile.

Il y avait sans doute eu là une attaque à main armée, ou alors, peut-être, un trafic de drogue massif avait-il été mis au jour et l’on cherchait à confondre de dangereux criminels. Une dame d’un âge certain, alarmée par le désordre causé par la présence des forces de l’ordre, alla s’enquérir de la situation auprès de l’un des sbires : « mais que se passe-t-il Monsieur l’agent ? » Celui-ci, malgré la lourde tâche qui lui incombait,  informa l’inquiète rombière : il s’agissait d’empêcher un « apéro F… » dont la préparation avait été habilement interceptée par les services de renseignement de notre beau pays, qui pouvait ainsi dormir tranquille en ce samedi soir surchauffé.

Me préparant à subir l’interrogatoire préliminaire à la fouille de mes modestes affaires, je m’approchai du barrage, prêt à me soumettre à une injonction virile. Mais les gardiens de l’apéro, tel des molécules de lipides repoussées par un agent tensioactif, m’ouvrirent le passage sans même me jeter un regard. Je venais d’être victime d’une injustice majeure. Ni assez jeune, ni assez basané, ni assez visiblement alcoolique, je ne pouvais être l’un de ces terroristes F… au sac chargé de munitions titrant 40°. Et non seulement je ne serai pas contrôlé, mais je ne serai pas arrêté, je ne serai pas fouillé au corps, je n’aurai pas droit à l’index inquisiteur, à la cellule crasseuse, à la gifle de trop ; je ne pourrai pas écrire d'opuscule vengeur, je ne passerai pas chez Ardison, je ne vendrai pas des milliers de livres, on ne tournera pas un téléfilm de mon histoire, ni de film en 3D… Je suis honteusement mis à l’écart de la normalité, c’est honteux : c’est un délit de bonne gueule.

Par PL - Publié dans : leplec - Communauté : Libre parole
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 20:42

Evitons de revenir sur ce qui fâche la France éternelle qui s’étend de Clovis à Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin. Ne discutons pas ces tentatives de rapprochement entre une équipe de football et l’individualisme de la société française inspiré d’un sarkozisme qui eut son heure de gloire. N’évoquons pas ici non plus la comparaison entre cette même équipe et le pouvoir bling-bling et son « casse-toi pauv’con », les 12000 Euros de cigares, les 9000 Euros mensuels de sainte Christine et tout le reste. Et enfin, ignorons la célèbre phrase d’Anelka qui a changé la face du monde de la coupe.

Non, après cette longue introduction parangon de prétérition, je vais ici vous conter une petite histoire qui n’a de lien avec l’actualité que son vocabulaire peu châtié. Vocabulaire qui permettra aussi de saluer d’un petit geste dérisoire, pour tout ce qu’ils nous ont apporté, Stéphane Guillon et Didier Porte licenciés ce jour-même de France Inter.

C’était il y a déjà quelque temps, un samedi après-midi, l’un des rares encore consacrés à des achats dans un de ces temples de la consommation où l’on trouve de tout, y compris de l’indispensable. Je quittais ces lieux peu hospitaliers en poussant ce sordide wagonnet métallique à roulettes pivotantes, les épaules courbées par le poids du ticket de caisse et les jambes affaiblies par la vacuité de cet endroit pourtant noir de monde, quand un jeune à la voix forte et à l’accent du sud (mais ni marseillais ni toulousain) entreprit, derrière moi, de dialoguer avec son téléphone mobile : « Enculé on va où ce soir enculé… Enculé elle est trop bien cette boîte enculé… Y aura qui enculé… Kevin enculé Jordan enculé et Michael enculé… » J’abrège ici la citation un peu approximative du point de vue du contenu sémantique mais nullement exagérée quant à la forme. Je jetai un œil par-dessus mon épaule à la recherche du locuteur de ces phrases à l’étrange ponctuation : il s’agissait d’un jeune aux épaules voutées, sans capuche Adidas mais qui aurait pu arborer un bob Ricard, et au teint digne de cette France éternelle qui s’étend de …

Par curiosité, je ralentis le pas afin de laisser l’énergumène me dépasser et dans le but peu louable d’identifier le département, alors fièrement affiché sur les plaques minéralogiques et qui permettait plus aisément que de nos jours de traiter le conducteur de la voiture de devant d’enculé de parisien, de connard de marseillais ou de trou-du-cul d’ariégeois (je vous laisse ré-agencer localisations et insultes à votre choix en fonction de votre département d’origine). La voiture, une petite sportive de la décennie passée et au large aileron fait main (roulé sous les aisselles, devrais-je plutôt dire, étant donné l’aspect de celui-ci) provenait d’un département du sud, frontalier de l’Espagne, dont la préfecture héberge le centre du monde dans sa gare et dont je tairai le nom pour ne pas heurter les lecteurs originaires des Pyrénées Orientales.

Comme je ne souhaite pas tirer de généralités de cette expérience linguistique, je n’en conclurai rien, et me contenterai de me livrer à un exercice de style quelque peu oulipien en adaptant avec rigueur (encore un gros mot, semble-t-il) une néo-ponctuation à l’un de mes anciens billets qui en traitait, justement, de ponctuation. Et, pour aider la lecture (qui doit de préférence se faire à haute voix et avec un accent du sud, si possible), les ponctuations sont en gras.

 

 

J’aime bien les putain-cons

 

J’aime bien les putain-cons putain-con c’est Caroline Cartier qui m’y a fait penser jeudi dernier sur France Inter putain-con elle retransmettait les regrets de Sylvie Prioul sur la disparition de cette ponctuation double putain Si presque chacune de mes chroniques en est émaillée con il est vrai que ce n’est pas un caractère à la mode putain Pourtant con quelle puissance con-con-con Combien de fois ai-je hésité  enculé-con Une con con non pas vraiment putain-con un putain con pas tout à fait putain-con alors il est là con ce mal aimé con il ne demande qu’à occuper cette place trouble en donnant à la phrase ce rythme si particulier putain

C’est chez Zola que j’ai vraiment fait sa connaissance putain-con avant con il n’était pour moi qu’un vulgaire caractère à destinée informatique et ne me servait qu’à ponctuer de tristes listes putain Mais comme le précisait Sylvie Prioul  con-con il n’y a guère que Houellebecq chez nos contemporains qui ose en user putain-con six dès la première page de Plateforme merde-con

Non con la modernité est soit à la phrase longuecon alanguie sur un tapis de conscon toutes identiques con un paillasson de cons con sur lequel les mots traînent des pieds con ou encore une forêt de petits cils vibratiles qui s’agitent au passage de ces substantifs con verbes con articles et adverbes con sans trop les ralentir putain Mais le summum du modernisme con c’est la phrase courte putain Et son paroxysme  enculé-con La phrase nominale putain Sans verbe putain Réduite à l’extrêmeputain Quelques mots putain Un mot putain Un seul  enculé-con Difficile merde-con

Pourtant con il a tout pour être moderne notre putain-con putain Hermaphrodite de la ponctuation il devrait être tendance putain Ni tout à fait un point – avec cet autoritarisme à condamner les phrases – ni tout à fait une con – avec son laxisme à laisser vagabonder les mots –  il devrait aussi être adoré des centristes putain François Bayrou devrait d’ailleurs créer un nouveau parti qui prendrait son nom putainJ’entends déjà sa déclaration con-con « On voudrait en France qu’il n’y ait que des putain ou que des cons putain Et bien moi con je pense qu’il y a une place pour autre chose con qui ne soit ni complètement un point con ni totalement une con con-con-con» Mais il paraît qu’il hésiterait plutôt actuellement entre le merde-con et l’enculé-con putain-con peut être encumer-con ou encore merculé-con  enculé-con Je me fourvoie con le seul qui lui aille vraiment con-con-con serait sans doute con-con-con con-con-con con-con-con

 

Par PL - Publié dans : leplec - Communauté : Libre parole
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 21:18

« C’est le plus grand des voleurs »… à l’origine c’est la chanson du générique d’une série culte d’il y a bien longtemps. « Oui mais c’est un gentleman… » chantait Jacques Dutronc d’un ton merveilleusement désinvolte. C’était le générique de la série « Arsène Lupin », gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc élégamment joué par Georges Descrières (sociétaire de la Comédie Française, insistait le générique).

« C’est le plus grand des voleurs »… c’est actuellement une pub, de celles ânonnées par le service public de la radiodiffusion le matin au réveil, entre les infos trafic et le journal, enfin quelque part par là. Le genre de pub envoyée au moins deux fois par heure, au cas où vous louperiez l’un des messages à cause de la douche ou du bruit de la cafetière.

Ca pourrait être juste agaçant, et pourtant, c’est quand même assez drôle. Pas la pub, non. Non, ce qui est amusant c’est que c’est une publicité pour une banque. Evidemment, je pousse un peu : il s’agit d’une incitation à vous doter d’un système de télésurveillance proposé par une banque.

Mais quand même :

« Il s'empar' de vos valeurs
Sans vous menacer d'une arm'… », disait la chanson…

Loin de moi l’idée d’associer voleur et banquier (laissons cette banque le faire seule…), mais à l’heure des frais bancaires exorbitants, de la crise mondiale causée par ces institutions au fonctionnement pas toujours très transparent, de l’étranglement incontrôlé de la Grèce, peut-être que l’on peut se demander s’il n’y aurait pas derrière cette publicité une très évidente interprétation psychanalytique et si elle ne serait pas, tout simplement, l’incarnation même du retour du refoulé.

Et dans le cas contraire ? Eh bien c’est pire, car si l’association banque-voleur est consciente,  le message subliminal est : « disons leur la vérité, ils ne s’en apercevront même pas ! ».

« C’est le plus grand des voleurs »
« 
Oui mais ce n’est pas un gentleman… »…

Par PL - Publié dans : leplec - Communauté : Libre parole
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