Nouvelle : « Aimez la terre comme je vous ai aimés » - 4/4

Alors, comme guidé par un radar, il localisait sa proie. Il escaladait un mur, une grille, un portail et, aussi discrètement que possible, son pistolet à décharge électrique à la main, s’approchait du lieu de la transgression. Là, il mettait en joue le contrevenant en activant la sirène stridente intégrée à son arme. Il ne lui restait plus qu’à menotter le coupable défait, pris sur le vif, qui ne pouvait qu’implorer sa pitié. Mais de pitié il n’en avait point pour ces pollueurs du dimanche, ces « enfumeurs » générateurs de CO2, de dioxines et autres composés cancérigènes. Ces amateurs de barbecue, il les faisait même condamner doublement, pour pollution active d’abord et pour préparation de nourriture dangereuse pour la santé ensuite. Leur maison était saisie, destinée à être détruite et remplacée par un immeuble à très haute qualité environnementale autrement plus respectable.

Jean-Kévin avait la foi. Et c’est ce qui lui permettait de si bien réussir dans son métier à la Brigade de Répression de la Délinquance Ecologique.
















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