Elections, piège à pauv’con
Etrangement, il semblerait qu’il y ait bientôt des élections. Comme les futurs élus siègent dans une institution encore plus méconnue que les autres et, qui plus est, mal aimée, on en entend relativement peu parler. A quoi sert un député européen ? Comment sont votées les lois et règlements tellement décriés ? Tout le monde, ou à peu près, s’en moque, les futurs élus en premier ; d’ailleurs on n’imagine pas sans sourire Rachida Dati à Strasbourg ou à Bruxelles.
Peu de bruit donc de ces élections, qui ont lieu… quand déjà ? Ah oui, le 7 juin s’il pleut. Il y a bien, ici ou là, quelques échos du PS, dont on ne distingue que le faible mugissement après une longue et vaine réflexion contre des murs vides : « Votez contre Sarkozy ». Il y a aussi, forcément, l’injonction impérieuse de celui qui se rêve en Empereur de l’Europe et personnifie la campagne en apposant son image sur les tracts et affiches de Son parti. « Quand l’Europe veut, l’Europe peut », Lui fait-on dire, mais on comprend plutôt « votez pour Moi ! » et « Quand Je veux, Je peux ». Et il le prouve : quand Il veut, Kouchner peut… voter pour l’UMP.
Les jeux sont déjà fait paraît-il : abstention massive, éparpillement des voix de gauche en une myriade de listes et, vainqueur, du moins présenté comme tel : l’UMP et donc Notre Guide-qui-peut-quand-Il-veut.